27 mai 2012
Bonne fête Auguste de Cant.

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1 Maladies cardiovasculaires
 
Avec près de 180000 décès chaque année, les maladies cardiovasculaires sont les 1ères causes de mortalités en France.
L’excès de cholestérol dans l’organisme conduit à l’obstruction de certaines artères (le cholestérol se déposant sur les parois), en particulier les artères coronaires (du cœur) conduisant à la formation de plaques (athérosclérose).
Le passage du flux sanguin est alors perturbé (du fait du rétrécissement du diamètre) conduisant à la formation de caillots (thrombose), menant à l’infarctus du myocarde (le sang ne passe plus).
 
            -Hyperlipoprotéinémies :
Groupe de pathologies définies par un taux trop élevé d’une lipoprotéine physiologiquement présente ou l’apparition anormale d’une lipoprotéine dans le plasma.
Ces pathologies résultent de troubles métaboliques de la régulation du cholestérol et des lipoprotéines[1], molécules transportant les lipides plasmatiques.
Elles sont responsables d’athéromatose et de pancréatites aigues.
Facteurs pouvant modifier le bilan lipidique :
                        -l’âge et le sexe
                        -l’alimentation : trop de graisses saturées, ration hyper énergétique
                        -Tabac et alcool 
-La grossesse : il y a augmentation du taux de cholestérol à partir du 3ème trimestre.
Les traitements médicamenteux s’accompagnent d’un traitement diététique spécifique (selon le type d’hyperlipoprotéinémie) qui sera établi après interrogatoire alimentaire.
 
            -Insuffisance cardiaque :
C’est un trouble du fonctionnement du cœur dans l’incapacité d’assurer un débit sanguin suffisant pour survenir aux besoins métaboliques, notamment en oxygène, de l’organisme.
L’insuffisance cardiaque est dite « compensée » tant que la fonction cardiaque est suffisante pour une activité normale et « décompensée » lorsque le débit cardiaque est insuffisant, même pour une situation de repos.
Les signes cliniques sont généralement une grande fatigue, asthénie[2] s’accompagnant d’une rétention hydro sodée (œdème des poumons, des membres inférieurs, ascite[3]), vertiges, somnolence.
Les traitements sont d’abord médicamenteux, associées à des mesures diététiques qui doivent être adaptées à chacun avec rééquilibre de la ration alimentaire en mettant l’accent sur la qualité (des lipides en particulier), contrôle des apports en sel, une supplémentassion en potassium ; le tout en facilitant le travail de digestion par un choix de textures et de répartition des prises alimentaires (qui peuvent être fractionnées).
Il est indispensable que la personne diminue au maximum le travail du cœur avec beaucoup de repos.
 
 
 
 
2 Hypertension artérielle
 
Il s’agit d’une augmentation anormale et permanente de la pression systolique (PAS) et/ou diastolique (PAD).
Rappelons les valeurs normales PAS/PAD = 120/75 mm Hg
On parle d’hypertension à partir de PAS/PAD = 140/90 mm Hg
Dans 90% des cas, l’origine peut être génétique et favorisée par de nombreux facteurs de risques : le sexe, l’âge, le stress, le manque d’exercice physique, le tabac, l’alcool, l’obésité, l’excès de sel alimentaire.
Les traitements sont médicamenteux associés à des mesures hygiéno-diététiques dont les principes généraux seront de rééquilibrer la ration énergétique (selon le surpoids) associées à une restriction sodée plus ou moins large et des conseils d’hygiène et d’équilibre alimentaire.
 
 
 
                                                                
3 Constipation et diarrhée
 
Perturbations de l’émission des selles : soit trop fréquentes en cas de diarrhée, ou irrégulières et insuffisante en cas de constipation.
D’originefonctionnelle ou organique, les causes sont multiples.
Une modification momentanée des habitudes alimentaires est obligatoire :
            - En cas de diarrhée aigue : il faut réhydrater l’organisme, ralentir le transit (riz rond bien cuit, eau de riz, carottes cuites, banane écrasée, gelée de coing, …) et retourner à une alimentation « normale » très progressivement.
            -En cas de diarrhée chronique : après évaluation de l’état nutritionnel, des pertes fécales et de l’apport alimentaire spontané, il est indispensable d’établir un régime adapté (suppression des fibres, du lactose, fractionnement de la ration, ralentisseurs de transit, …).
            -En cas de constipation, on associe des mesures hygiéno-diététiques (repas variés à heures régulières, as de sédentarité, bien boire) à des recommandations alimentaires spécifiques (régime riche en fibres, hydratation suffisante, ferments lactiques).
 
 
 
 
4 Diabète
 
            - Hypoglycémie :
C’est la diminution du taux de glucose (glycémie) dans le sang (<0,5g/l).
Le sucre est la principale source énergétique de notre organisme, le carburant de nos tissus et en particulier de notre cerveau. Une carence en glucose va induire de nombreuses conséquences fonctionnelles.
Origines : elles peuvent être liées
-soit à un apport exogène de glucose insuffisant : carences alimentaires.
-soit à une insuffisance d’apport endogène de glucose induite par diverses pathologies telle la cirrhose, l’hépatite, les prématurés, des déficit enzymatiques ou hormonales.
-soit un excès de consommation de glucose par l’organisme : effort physique intense, excès d’insuline[4] (cas des diabétiques sous insulinothérapie), mauvaise absorption suite à une chirurgie digestive, situation d’hyper catabolisme (grands brûlés, cancer, infections).
Signes cliniques : tachycardie, sueurs froides, palpitations, pâleur, vision double, confusion mentale pouvant conduire à la perte de connaissance.
Traitements : en cas d’hypoglycémie d’origine fonctionnelle, les traitements vont être un re-sucrage par voie orale (aliment d’index glycémique élevé) puis surtout, une rééquilibration de la ration alimentaire, après interrogatoire.
 
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            - DNID (Diabète non insulinodépendant ou de type 2)
Il s’agit d’un état d’hyperglycémie chronique (glycémie >1,26g/L à jeun) lié à une sécrétion insuffisante d’insuline avec, selon les cas, une résistance tissulaire à l’insuline associée.
Souvent découvert tard, (sujets adultes de plus de 40 ans) lors d’apparition de complications, alors que des mesures diététiques auraient pu les éviter ou les retarder (intérêt majeur d’une prévention dite « primaire »).
Le traitement est à la fois diététique et médicamenteux (antidiabétiques oraux si pas de régulation de la glycémie).
La prise en charge diététique a pour but de rééquilibrer la ration alimentaire, d’entrainer une perte de poids (si surpoids) et de diminuer les glycémies, les troubles lipidiques et l’hypertension artérielle, si existants.
L’éducation nutritionnelle du patient va être primordiale pour des résultats à long terme.
 
- DID (Diabète insulinodépendant ou de type 1)
Il s’agit d’un état d’hyperglycémie chronique (glycémie >1,26g/L à jeun) du à une carence complète en insuline nécessitant un traitement de substitution (insulinothérapie).
Les complicationsà court et long terme sont conditionnées par l’adhésion du diabétique aux moyens de prise en charge entrepris : insuline + diététique + activité physique.
La prise en charge diététique a pour but d’équilibrer la glycémie en adaptant l’alimentation au traitement insulinique, de maintenir un poids « normal », d’éviter toutes complications, d’adapter le régime aux goûts du patient et à son rythme de vie et de l’aider à être autonome vis-à-vis de son traitement.
 
 
 
 
5 Intolérance au gluten (maladie cœliaque)
 
Maladie de l’intestin due à une intolérance permanente au Gluten[5] des céréales (blé, avoine, orge, seigle, certains maïs) par réaction immunologique génétique anormale à la gliadine[6].
L’origine est souvent génétique (prédisposition).
Les symptômes sont nombreux : diarrhées de malabsorption, troubles digestifs s’accompagnant d’une altération de l’état général avec perte de poids, fatigue, pâleur, anémie et carences nutritionnelles.
Ces signes apparaissent généralement après l’introduction de gluten dans l’alimentation.
Le traitement ne peut être que diététique (suppression totale à vie du gluten) ce qui induit de nombreuses contraintes dans le choix alimentaire et la nécessité de se tourner vers des produits spécialisés « sans gluten ». L’éducation nutritionnelle du malade et/ou de son entourage est indispensable.
 
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6 Maladie de Crohn
 
Cette maladie inflammatoire chronique peut toucher n’importe quel segment du tube digestif, localisé de référence au niveau de l’iléon distal et au colon.
L’étiologie de la maladie est inconnue.
Elle atteint préférentiellement les sujets jeunes (moins de 30 ans).
L’évolution est récidivante : poussées aigues, entrecoupées de rémissions plus ou moins longues.
Les traitements sont des anti-inflammatoires, un traitement diététique avec plus ou moins une intervention chirurgicale (résections du grêle et colon).
Ce sont des traitements lourds avec de nombreuses conséquences.
La diététique va permettre, en particulier lors des phases aigues, de mettre au repos le côlon, de lutter contre les diarrhées, de compenser les pertes électrolytiques, d’assurer un apport énergétique important pour pallier à une éventuelle dénutrition et pallier aux conséquences d’un traitement de corticoïdes.
 
 
 
 
7 Phénylcétonurie(PCU)
 
Maladie héréditaire caractérisée par une hyperphénylalaninémie (surconcentration de phénylalanine dans le sang) liée au déficit de la Phénylalanine hydroxylase[7].
Les signes cliniques sont dus à une accumulation de Phénylalanine sur le métabolisme cérébral : troubles nerveux, absence de pigment de la peau, hypertonie musculaire, déficience mentale progressive.
Le dépistage systématique (test de Guthrie) à la naissance permet donc d’éviter les conséquences de la PCU.
La prise en charge diététique a pour but de maintenir le taux de phénylalanine en-dessous du seuil toxique mais d’assurer les besoins nécessaires à la croissance (acides aminés essentiels) et selon la tolérance de l’enfant.
L’éducation nutritionnelle est primordiale et obligatoire, le régime étant à vie.
 
 
 
 
8 Ostéoporose
 
L’ostéoporose est : « une maladie caractérisée par une faible masse osseuse et la détérioration micro architecturale du tissu osseux, une fragilité osseuse et, par la suite, une augmentation du risque de fracture » (définition OMS).
Elle peut aller d’une simple déminéralisation osseuse à une fracture ou déformation osseuse.
Les facteurs de risques sont multiples :
            -L’âge
            -Le sexe (plus de problèmes rencontrés chez les femmes)
            -Les antécédents familiaux
-Des carences alimentaires : alimentation pauvre en calcium et vitamine D (ou peu d’exposition au soleil)
-Le manque d’activité physique
-Le tabac, l’alcool, le café en excès
-Cirrhose.
-Des facteurs hormonaux, certains traitements médicamenteux, …
Les traitements médicamenteux (variables selon l’origine) s’associent toujours à des règles hygiéno-diététiques et mesures diététiques (calcium, vitamine D).
Prévention : la majeur parie du stock calcique de notre organisme se fait entre la préadolescence et l’adolescence ; c’est au cours de cette période de vie que les apports calciques doivent être d’autant plus importants pour prévenir tout risque éventuel d’ostéoporose.


 

 


[1]Les graisses (cholestérol et triglycérides) circulant dans le sang sont fixées par des molécules protéiques, l’ensemble formant une lipoprotéine.
[2]Grande fatigue chronique.
[3]Accumulation de liquides dans la cavité du péritoine.
[4]Insuline : hormone hypoglycémiante (diminue le taux de sucre dans le sang en favorisant son utilisation par les cellules de l’organisme) sécrétée par le pancréas.
[5]Protéine de réserve majeure de certaines céréales.
[6]Fraction du gluten qui est le composant « toxique » de la maladie cœliaque.
[7] Enzyme qui permet la transformation de la phénylalanine en un autre acide aminé : la tyrosine, ce qui ne peut se faire en cas de phénylcétonurie.

 

 ATTENTION : les informations précédentes restent succintes et générales ; chaque cas est unique. Il est indispensable de consulter un professionnel médical.

                                                                                                                              

 

 


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